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Notre manie éternaliste issue de l´ignorance, combien persiste-t-elle ! Nous voici comme enchaînés à nos différentes actions, Dans les geôles des distinctions entre le noir et le blanc : Chacun pour sûr, récoltera ce qu´il a semé… O mes vieilles mères, pensez-y bien êtres sensibles, Et ne vous méprenez pas sur la vérité des causes et des effets ! Retirez-vous dans la liberté d´un lieu triplement désert Et appliquez-vous à unir les pratiques méritoires du corps et de la parole ; Vous saurez alors que la Compassion de votre glorieux Maître spirituel ignore toute les distances.
Notre propre conscience absolue est perfection instantannée sans artifice, Et sa radieuse clarté démêle lefilet du triple monde. Cet état naturel que n´altère aucune raison intellectuelle Est l´espace qui se déploie de lui-même : le corps du Maître sipirituel. Sans attachement aux extrêmes du vide et de la luminosité, Il se parfera instantanément en la substance des quatre corps Et nous ferins l ´expérience de notre maître spirituel et de notre esprit.
L´état naturel, l´aise originelle, est faite de transparence et de clarté, Mais je ne me laisse point couler dans cette absolue trouée Et je choisis dans l ´illusion d´analyser intellectuellement mes pensées qui fluctuent : C´est alors que je me souviens de la tradition Karma Kagyu. Je passe au-delà, dans le lieu propre de la Base où ma conscience Absolue et la Vacuité ne font qu´un
Seizième Gyalwa karmapa (Traduction Patrick Carré) |