Le 2ème Gyalwa Karmapa,Karma Pakshi (1206-1283)

Le 2è Gyalwa Karmapa,Karma Pakshi (1206-1283) Il fut un enfant prodigieux qui, à dix ans, avait déjà acquis une grande compréhension de la philosophie du dharma et de la méditation. Son maître, Pomdrakpa, avait reçu la pleine transmission Kagyu de Drogön Rechen, l'héritier spirituel du premier Karmapa. Pomdrakpa réalisa, à travers certaianes visions très claires, que l'enfant dont il avait la charge était la réincarnation de Dusum Chenpa, comme c'était indiqué dans la lettre donnée à Drogon Rechen. Le jeune Karma Pakshi assimila les enseignements les plus profonds sans efforts et n'avait besoin que d'une seule lecture d'un texte pour la connaître. Il était déjà illuminé. Pomdrakpa se fit néanmoins un devoir de lui passer tous les enseignements par les manières traditionnelles, ainsi le courant d'autorisations de la lignée serait ininterrompu. Le second Karmapa passa une bonne partie de la première moitié de sa vie en retraite méditative. Il visita et restaura également les monastères établis par le premier Karmapa, et il est célèbre pour avoir introduit chez le peuple tibétain, le chant en commun du mantra de la compassion "Om Mani Padme Hung".

A 47 ans, il fit un voyage de trois ans en Chine, répondant à une invitation de Kublaï, le petit-fils de Ghengis Khan. Pendant qu'il était là bas, il fit de nombreux miracles spectaculaires et il joua un important rôle de pacificateur. Lorsqu'il lui fut demander de résider là bas de manière permanente, il déclina l'offre, ne souhaitant pas être la cause de conflits sectaires avec las Sakyapas, dont l'influence était forte en Chine à cette époque. Au cours des dix années suivantes, le Karmapa voyagea beaucoup en Chine, en Mongolie et au Tibet, et il devint célèbre en tant qu'enseignant. Il fut particulièrement honoré par Munga Khan, le frère de Kublaï, qui régnait à l'époque, et qui fut reconnu par le Karmapa comme un ancien disciple. Après la mort de Munga, Kublaï devint le khan. Il établit la ville de Cambalou, le site de l'actuelle Beijing (Pékin), d'où il gouverna un vaste empire, allant aussi loin que la Corée, de Lurma et le Tibet. Il avait toutefois un grief à l'encontre du Karmapa qui avait refusé son invitation des années auparavant et qui avait été si proche de son frère. Il ordonna son arrestation.

Chaque tentative d'arrêter, ou même de tuer le Karmapa fut mise en échec par les miracles de celui-ci. A un moment, le Karmapa "gela" sur place un bataillon de 37.000 soldats, en utilisant la puissance du mudra, tout en montrant toujours de la compassion. Il se laissa finalement capturer et mettre en exil, en sachant que ses miracles et la compassion amèneraient finalement un changement du cœur de Kublaï Khan. Ceci arriva. En retournant au Tibet vers la fin de sa vie, il fit construire une énorme statue (16m) du Bouddha à Tsourphou, pour accomplir un rêve qu'il avait eu longtemps auparavant. L'œuvre terminée était légèrement inclinée et Karma Pakshi la redressa en s'asseyant d'abord dans la même posture que la statue, et puis en se redressant. La statue bougea comme il bougeait. Avant de mourir, il dit à son disciple principal, Urgyenpa, des détails sur la naissance du prochain Karmapa.

© Extraits du livre de : Ann Riquier "La légende du Karmapa" Plon et : Nik Douglas, Meryl White "Karmapa"
 

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